Epargner pour sa retraite: la flexibilité est le maître mot

  • Les habitudes en matière de consommation sont difficilement prévisibles à l'heure de la retraite. Les moyens financiers doivent suffire plus longtemps et être plus flexibles.
  • Les produits d'épargne doivent être adaptés aux changements de besoins financiers à la retraite.
  • Les particuliers – tout comme les prestataires – doivent garder le contrôle sur leurs finances et les risques encourus.
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Nous vivons toujours plus longtemps. Cette tendance positive aura inévitablement des répercussions sur la planification de notre avenir, notamment sur la façon dont nous gérerons nos finances à long terme.

Face à l'allongement de la vie, certains gouvernements ont déjà réagi et augmenté l'âge de la retraite afin de réduire progressivement les charges de retraite de l'État. Mais les particuliers doivent eux aussi trouver des solutions au financement de leur vie toujours plus longue.

« Pour orienter ses projets à long terme, il faut savoir maîtriser ses finances et les risques encourus. Ceci ne vaut pas seulement pour le particulier, mais aussi pour les prestataires. »
Thomas Buess, Chief Financial Officer du groupe Swiss Life
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Briser les stéréotypes

L'une des solutions serait de travailler plus longtemps. A l'heure actuelle, la classe d'âge des 55 à 64 ans présente le taux d'activité avec la plus forte progression sur le marché du travail européen1.  Selon la Commission européenne, le taux d'activité des personnes âgées devrait augmenter d'environ 6,4 points de pourcentage (pp) en 2020, de 13,9 pp en 2040 et de 14,4 pp en 20602. Le taux d'activité des 20 à 64 ans devrait quant à lui augmenter de 3,5 pp en 20603.

Si le fait de devoir travailler plus longtemps est considéré comme impopulaire par un grand pan de la population, d'autres sont en revanche animés par des exemples positifs: ils entrevoient la possibilité de contrôler davantage leurs finances et de jouer un rôle plus actif et plus flexible au sein de la société. Le fait de briser les clichés et les stéréotypes est une évolution qui est accueillie positivement par les personnes âgées.

«Les gens sont plus mobiles qu'autrefois; la frontière entre le travail et la vie personnelle s'estompe davantage. Par conséquent, les gens veulent prendre leurs propres décisions et agir de manière flexible, selon leurs propres choix», explique Thomas Buess, Chief Financial Officer du groupe Swiss Life.  

Des besoins changeants

A l'heure de la retraite, la flexibilité est un élément clé dans la gestion des finances, tant les besoins en matière de revenus sont sujets à des fluctuations.

Durant les premières années plus «actives», les retraités ont tendance à dépenser davantage: ils se consacrent à leurs loisirs, voyagent et nouent des contacts. Plus tard, lorsqu'ils sont moins mobiles et privilégient un rythme plus posé, les dépenses diminuent. Dès qu'ils nécessitent des soins, les coûts augmentent à nouveau4.

A cela s'ajoutent des événements imprévus ou ponctuels tels que des mariages, des divorces, des problèmes de santé ou des travaux d'entretien dans la maison.

Selon Lena Dorin, intervenante en matière de politique de la santé et des soins auprès du groupe de travail fédéral pour les organisations de séniors, certaines personnes sont parfaitement préparées pour faire face aux besoins changeants qui les attendent, tandis que d'autres resteront confrontés à des défis majeurs.

« Il est plus difficile de rester actif à la retraite que lorsqu'on travaille. A la retraite, vous n'êtes pas obligé de vous lever tôt et l'inactivité est néfaste pour la santé. »
Axel Börsch-Supan, directeur du centre munichois de l'économie du vieillissement
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«Les personnes âgées forment un groupe très hétérogène: il y a des personnes âgées qui ont suffisamment d'argent pour réagir à des événements imprévus au moment de la retraite. Ils disposent de moyens financiers suffisants et ne se retrouvent pas immédiatement en situation de détresse, si l'argent est la seule façon de résoudre leur problème. Mais bien sûr, il y a aussi des personnes âgées qui ne disposent pas de telles ressources», affirme Lena Dorin.

La disposition à travailler plus longtemps n'a pas pour seule vocation d'empêcher la «détresse financière», elle améliore aussi notre santé physique.

Axel Börsch-Supan, directeur du centre munichois de l'économie du vieillissement, affirme: «Il est plus difficile de rester actif à la retraite que lorsqu'on travaille. Au travail, vous êtes obligé de rester actif. Tandis qu'à la retraite, vous n'êtes pas obligé de programmer votre réveil au petit matin. L'inactivité est néfaste pour la santé.»

Reprendre le contrôle

Afin de conserver toute leur indépendance financière, les retraités doivent pouvoir compter sur des produits d'épargne adaptés.

Thomas Buess explique: «Nos clients planifient leur vie en fonction de nos engagements. Il est donc essentiel que nous respections ces promesses. Pour orienter ses projets à long terme, il faut savoir maîtriser ses finances et les risques encourus. Ceci ne vaut pas seulement pour le particulier, mais aussi pour les prestataires.»

Il est tout à fait possible de se constituer un portefeuille axé sur l'épargne à long terme pour financer une retraite longue et distrayante. Mais pour cela, les citoyens doivent comprendre leurs finances et être disposés à en assumer la responsabilité. Ce n'est qu'à ce moment que l'Etat et les prestataires de services financiers pourront leur apporter leur soutien.

Parallèlement, les prestataires doivent développer leur offre en conséquence et mettre l'accent sur deux caractéristiques essentielles: la sécurité à long terme et la flexibilité lors de la constitution et du versement des capitaux d'épargne.

« Les gens veulent prendre leurs propres décisions et agir de manière flexible, selon leurs propres choix. »
Thomas Buess, Chief Financial Officer du groupe Swiss Life